Polymorphoses

Dans mon travail et ce, longtemps sans le savoir, je n’ai eu de cesse de me chercher autant que je cherchais à raconter mon monde. Mes origines vietnamiennes et cambodgiennes se glissent tant dans les mediums que j’utilise que dans mes choix de sujet. Elles sont partout, discrètes parfois mais présentes toujours, comme des lucioles dans la nuit, traçant une route orientalisante qui traverse autant mes mots que mes dessins. Je me sens imprègnée d’animisme comme si tout ce qui m’entourait battait d’un seul coeur et je suis fascinée par les rites païens, les connections anciennes entre la terre, le ciel, et tous les êtres vivants. Je crois qu’il y a toujours eu et qu’il y aura toujours des forces supérieures et parallèles qui nous entourent, nous guident ou nous dévient, quels que soient les nombreux noms qu’on a pu leur donner. Les interactions, les affiliations qu’elles peuvent avoir avec le monde que l’on connaît est un sujet qui m’a toujours beaucoup préoccupée.
La féminité et l’animalité m’ont également toujours fascinée. Il y a des visages, comme des spectres, qui apparaissent, errent sur mes dessins, avant de fixer leur regard sombre sur le spectateur. Que ce soit en écriture ou en dessin, j’aime les femmes au caractère fort qui cachent leur fragilité comme des bêtes traquées, derrière leur allure très romantique. J’aime les métamorphoses lentes, les aliénations et les métissages entre la chair et le végétal, comme une possession progressive du corps et de l’esprit, ce qui m’a amenée au tatouages, au langage du dessin à même la peau. Je travaille beaucoup sur les transformations animales, végétales, les mutations vers l’abstrait, vers l’infini.

Dans mon monde, il n’existe pas de sentiment faible, il n’y a que de grandes passions, des drames latents et des envolées lyriques. Mais je cherche la douceur qui peut subsister en cela, la délicatesse de la pudeur qui palpite comme un coeur d’oiseau à travers les chairs à vif. Et l’espoir de parvenir à extraire des trous noirs et béants, la lumière salvatrice.

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Dans mon monde, il n’existe pas de sentiment faible, il n’y a que de grandes passions, des drames latents et des envolées lyriques. Mais je cherche la douceur qui peut subsister en cela, la délicatesse de la pudeur qui palpite comme un coeur d’oiseau à travers les chairs à vif. Et l’espoir de parvenir à extraire des trous noirs et béants, la lumière salvatrice.

Neige et Rose

Variations autour de paysages qui se végétalisent

Maison Lancôme

Commandée par la Maison Lancôme, cette série d’illustrations réalisée au feutre ou à l’aquarelle n’est composée que de pièces uniques dessinés pour les clients autour soit d’un packaging en Limited Art Edition, soit sur une feuille A4 reprenant la silhouette d’un flacon. Chaque visuel, portrait ou dessin imaginé, était réalisé en moins de 5 minutes


Portraits d’adorés

Il y a des gens qui, sans jamais faillir, seront toujours de petites lueurs sur ma route. Voilà les portraits de quelques uns d’entre eux, croqués à l’occasion.

Possession

Ce qui court sur la peau, lentement et inexorablement, prend possession de l’air et s’empare du corps pour s’étirer au-delà du dessin, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Poisson d’argent

Jeu de lumières sur écailles d’argent pour combattant mouvant

Mélancolie

Les cheveux se teintent de la couleur de l’âme prise par le doute et la mélancolie


Morphose Royale

La métamorphose des corps des reines

Fleurs de peau

Fleurs éphémères pour la peau réalisées pour Corpus Délit